Le 6,50 est avant tout un « pied de nez » adressé au gigantisme des bateaux de courses des années 70. Ces unités étaient si coûteuses que les épreuves transatlantiques de l'époque, notamment la Transat Anglaise, devenaient inaccessibles. Bob Salmon, navigateur professionnel britannique, réagit à cette inflation des coûts en créant la « Mini Transat ». Le concept est simple. Il s'agit d'une transatlantique en solitaire, ouverte aux voiliers de 6,50 mètres de long. |
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Lorsque le coup de canon de la première édition retenti le 7 octobre 1977, 24 skippers s'élancent de Penzance (Royaume Uni), direction Antigua aux Antilles via une escale à Ténérife aux Canaries. Depuis cette date, l'épreuve a lieu tous les deux ans, les années impaires. L'état d'esprit pur et aventureux qui anime ces « minïstes » fait rapidement boule de neige, notamment chez les Français. C'est d'ailleurs en France que la « Classe Mini » est créée, en 1994. Aujourd'hui, l'association compte plus de 300 adhérents représentant une quinzaine de nationalités. Et le calendrier compte 23 épreuves au total, dont huit qualificatives pour la Transat 6,50. Autorités maritimes et médias ont crié au fou lors de la première Transat 6,50 : « Des engins de 6,50 m de long ne peuvent traverser l'Atlantique ! » affirmait-on à l'époque. L'avenir a prouvé le contraire. Mieux, le 6,50 s'est révélé être un excellent support pour la course au large en solitaire. |
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Mais avant de participer à la Transat 6,50, il faut d'abord se qualifier. Depuis quelques années, les prétendants à la Transat 6,50 doivent s'affranchir de 1000 milles en course et autant sur un parcours de qualification en solitaire, à bord de leur 6,50. Une telle qualification demande deux ans de préparation minimum. Deux années au cours desquelles les adeptes du 6,50 deviennent des marins confirmés. Parmi ces bateaux, les protos trouvent leur voie ; celle de l'innovation technologique et architecturale. Le 6,50 est depuis son origine utilisé par les architectes pour tester et valider de nouveaux concepts. Les ballasts liquides, quilles pendulaires, doubles safrans, dérives latérales assymétriques, gréements Kevlar, mâts en carbone, bouts-dehors orientables... ont vu le jour sur ces bêtes de course avant d'être adaptés aux 60 pieds Open. Michel Desjoyeaux, Ellen Mac Arthur, Loïck Peyron, Bruno Peyron, Yves Parlier, Roland Jourden, Isabelle Autissier, Bernard Stamm, Jean-Luc Van den Heede, Marc Guillemot, Lionel Lemonchois, Thierry Dubois, Thomas Coville, Laurent Bourgnon, Marc Thiercelin, Gilles Chiorri… Aujourd'hui célèbres, ils se sont révélés à la barre de l'une de ces petites bombes de 6,50 m de long. Lors du dernier Vendée Globe, six des sept premiers concurrents, et la moitié des participants étaient des marins issus du 6,50. |
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